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ROULER SEUL OU EN GROUPE?

  • Publié le
  • Par Jaque Parisien
ROULER SEUL OU EN GROUPE?

Pour tout dire, personnellement, je roule majoritairement seul, ou avec un ami, quelques fois avec le club. Je ne vois que du bon dans ces manières de faire. L’important c’est d’y trouver son compte au bon moment et de jouir du bonheur de rouler à vélo.

La pratique du vélo peut se faire de plusieurs façons. On peut rouler seul en se rendant au travail, seul par choix, à plusieurs en famille ou encore à plusieurs tout court. Mais existe-t-il des avantages ou des désavantages liés à l’un et à l’autre? Mais oui, bien entendu. Je vais donc vous proposer une petite compilation des pour et des contre de l’un et l’autre de ces choix en excluant le trajet seul pour se rendre au travail puisqu’il s’agit d’un moyen utilitaire et les sorties en famille car celle-ci représente une bulle de personnes tissées serrées. Je me concentrerai surtout sur les sorties en groupe et en solitaire.

Rouler en groupe comporte son lot d’avantages indéniables. Sur un plan purement social, une telle activité pratiquée entre amis ou par le biais d’un club favorise les échanges sur notre passion commune, donc renforce les liens existants ou en tisse de nouveaux. On prend la pause dans un resto, un café, on échange puis, tout à coup, on se reconnaît des affinités avec un ou plusieurs autres membres du groupe. Le sentiment d’appartenance n’est pas à négliger non plus car, on a beau être plus vieux, pour plusieurs ce sentiment d’appartenance n’a de cesse d’être très très important. Par ailleurs, quoi de mieux que de rouler derrière un chef de file, voire même plus loin derrière, pour profiter pleinement du phénomène du « drafting », aussi appelé « aspiration-abri », vous permettant d’économiser effort et énergie se traduisant par des gains en watts pour les friands de performance, et ce, doublement vrai par temps venteux. Puis, bien sûr, en cas de pépins, soit une crevaison ou une chaîne brisée, rares sont les groupes dans lesquels ne se trouvera pas un cycliste versé en mécanique ou possédant une pièce pour réparer votre vélo, au besoin. 

Rouler en groupe, par contre, impose des contraintes. Par exemple, si vous êtes dans un état plus contemplatif ou que vous vous sentez moyennement en forme lors de la sortie, mais que le groupe, lui, tend plus vers le performatif, ou bien vous baissez la tête et foncez ou bien vous vous retrouverez seul. Vélo Plaisirs, par exemple, offre plusieurs niveaux de sorties et il est important de comprendre lequel vous convient le mieux. Si ce n’est fait, le groupe ralentira pour vous attendre et un sentiment de culpabilité ternira votre sortie, à moins qu’il n’y ait une entente claire et préétablie. Même chose pour les pauses car les endroits choisis par la majorité ne plairont peut-être pas à tous. Rouler en groupe sous-entend presque toujours faire la conversation, soit en roulant ou soit arrêté. Or, encore une fois, on se doit d'être d’humeur à converser ou les risques de se retrouver isolé seront encore plus grands. À ce sujet, je me souviens très bien d’un cycliste qui après avoir suivi notre groupe pendant quelques kilomètres a opté de faire demi-tour tout en s’excusant de son volte-face, se disant peu à l’aise de poursuivre. J’ai apprécié sa franchise et l’ai encouragé à nous retrouver à un moment plus opportun pour lui. Je ne l’ai, personnellement, jamais revu, ce qui m’amène aux sorties en solo.

Quand on roule en solitaire, on est roi et maître de la vitesse à laquelle on roule, des pauses, donc du temps arrêté, et du choix de l’établissement où se désaltérer. Le trajet relève d’un choix personnel et convenant à notre état d’esprit ou notre humeur du moment. Pas de compte à rendre à qui que ce soit, vous êtes le maître d'œuvre du succès ou de l’échec de votre sortie. Si vous vous sentez plus contemplatif, le silence est d’or, la parole superflue et la pensée magique. Vous avez le goût de sprinter? Il n’en tient qu’à vous de choisir quand et pour combien de temps. Vous savez, il m’arrive souvent de rouler en solitaire et, pourtant, rares sont les fois où je n’ai pas eu l’occasion d’échanger avec un autre cycliste ou avec un inconnu simplement curieux ou intéressé par le vélo, selon l’endroit évidemment. Mais je demeurais quand même le seul responsable de la longueur de l’échange.

Quant aux désavantages, il faut simplement prendre le contre-pied des avantages de rouler en groupe… Vous êtes laissé à vous-même. Vous pouvez soliloquer au besoin, mais se parler à soi-même à voix haute passe à condition que quelqu’un ne vous entende pas. Le cas échéant peut entraîner une drôle de situation, expérience à l’appui encore une fois. Sur le plan de la sécurité, il est nettement plus risqué de rouler seul qu’en groupe. Le groupe, comme entité, est plus visible aux yeux des automobilistes, c’est un fait. Au surplus, vous devez partir bien équipé pour effectuer les réparations si souvent nécessaires lors d’une sortie. Avoir un téléphone portable avec soi, sans être obligatoire, me semble presque un incontournable car on ne sait jamais ce qui nous attend au prochain tournant.  

Pour tout dire, personnellement, je roule majoritairement seul, ou avec un ami, quelques fois avec le club. Je ne vois que du bon dans ces manières de faire. L’important c’est d’y trouver son compte au bon moment et de jouir du bonheur de rouler à vélo.